8 janvier 2015

PORTRAIT – S. Gottrand (Temporis Lille) : « Mon mental de sportive et ma capacité à me fixer des objectifs m’ont aidée à créer mon entreprise en trois mois »

Ancienne athlète de haut niveau, Séverine Gottrand a notamment transféré ses compétences acquises à travers la pratique du sport pour devenir franchisée Temporis à 31 ans. Elle avait eu le coup de cœur pour ce réseau dès 2004, en intégrant une agence comme assistante commerciale.

Les études préférées à l’équipe de France

Un programme complet de 365 jours pour se préparer à un championnat : il n’existe pas de recette-miracle pour gagner des trophées. Seule une préparation, minutieusement établie à l’avance et appliquée avec ténacité, permet d’envisager sereinement le moment de la compétition.

Jusqu’à l’âge de 19 ans, Séverine Gottrand a grandi dans cette culture. Athlète de haut niveau en badminton, membre de l’équipe de France, elle s’interroge alors sur sa faculté à pouvoir vivre de sa passion. La raison l’emporte sur le cœur. Issue d’un milieu ouvrier et portée par la valeur du travail inculquée par ses parents, Séverine préfère passer par la voie des études pour se réaliser. Grande voyageuse, elle opte pour les Langues Etrangères Appliquées.


L’estime mutuelle, clé de réussite

Déjà attirée par le recrutement et le commerce, elle obtient, bien qu’étant un profil atypique, un DESS en management des ressources humaines à l’université Lille 1, seulement ouvert à une promotion restreinte.

« Les ressources humaines permettent d’être proche des gens. En théorie, tout du moins. Après avoir réalisé mon stage de fin d’études chez Décathlon, j’ai été nommée responsable univers dans un magasin de l’enseigne dans le Pas-de-Calais. J’animais quatre vendeurs. Si le métier était intéressant, il n’était pas en adéquation avec mon projet professionnel. Tout ce que l’on avait travaillé en amont sur le savoir-être du personnel passait au second plan dans la pratique au quotidien. En cherchant à changer d’emploi, j’ai découvert le réseau Temporis, pour lequel j’ai eu un vrai coup de cœur. Ce concept était organisé pour permettre de considérer l’intérimaire comme un client, au même titre qu’une entreprise. Une estime que l’autre rend forcément lorsqu’il la reçoit. Cet équilibre m’a plu. Je n’ai d’ailleurs postulé qu’à cette seule annonce pour devenir assistante commerciale à l’agence de Lille. En étant embauchée, j’ai vérifié combien les valeurs de Temporis, écrites sur le site de l’enseigne, étaient appliquées en agence !», explique Séverine Gottrand, aujourd’hui franchisée Temporis à Lille.

L’entrepreneuriat, plus fort qu’une situation de rêve comme salariée

Son ancien patron ne restera cependant que quelques années dans le réseau. Il créera sa propre structure dans le travail temporaire, au sein de laquelle Séverine Gottrand occupera une place prédominante, en manageant une vingtaine de personnes. Fin 2010, il décide de vendre son portefeuille clients. L’acquéreur potentiel, une enseigne succursaliste, propose une situation fort intéressante à Sévérine Gottrand : un salaire alléchant, une voiture de fonction et la supervision d’une quarantaine d’agences. Comment refuser ? D’autant que Séverine, maman d’une petite Olivia, vient juste de contracter un emprunt immobilier pour acheter une maison avec son mari, un projet commun tant attendu.

Malgré les avantages proposés, elle décide de tenter l’aventure en se mettant à son compte en tentant l’aventure Temporis. « Laurence Pottier-Caudron et Pierre Moritel m’assurent « vous êtes faite pour cela ! », alors que je n’ai pas suffisamment de fonds propres pour créer mon entreprise ! Je les crois. Mais pour me lancer, il me faut l’accord de mon mari avant celui de mon banquier. Et mon mari, qui connaît mon besoin de projets forts, me répond : « Fonce ! ». J’ai alors utilisé l’argent de notre crémaillère pour acheter deux billets d’avion pour nous rendre sur Gagnac-sur-Garonne chez le franchiseur, afin de valider la viabilité de la nouvelle agence. Je me suis associée avec ce dernier, en conservant la majorité des parts, pour obtenir l’emprunt nécessaire à ma création d’entreprise », raconte Séverine Gottrand.

Les 12 travaux d’Astérix, version entrepreneur

D’un enthousiasme communicatif, elle s’entoure dans cette nouvelle aventure d’anciennes connaissances professionnelles, Emilie et  Marion. Commence alors un marathon pour lever le rideau de l’agence le 1er septembre 2011. « Mon mental de sportive et ma capacité à me fixer des objectifs m’ont aidée à créer mon entreprise en trois mois. Je me suis appuyée sur les road book Temporis qui vous conseillent à toutes les étapes de l’ouverture d’une agence, de la recherche du financement jusqu’à l’établissement de la première fiche de paie pour un intérimaire. Mais à l’expérience du franchiseur, qui nous accompagne aussi bien à travers sa structure opérationnelle que sur le terrain, comme lors de la négociation pour le local, il faut toujours ajouter son histoire personnelle et ses attentes pour donner vie à son projet entrepreneurial. La partie administrative est parfois proche de la caricature exprimée dans la bande dessinée Les 12 travaux d’Astérix. Il faudrait presque lui consacrer intégralement un road book !», confirme Séverine Gottrand.

« Le réseau fait gagner du temps aux franchisés, en nous informant par exemple des nouveautés en termes juridiques et fiscaux, ou encore en proposant des logiciels à la pointe de la technologie et des usages dans notre activité. Sans jamais empiéter sur notre indépendance. Mais c’est d’abord notre investissement personnel au quotidien qui conduit à la réussite. J’échange aussi beaucoup de bonnes pratiques avec les autres franchisés, comme lors de la CDTC Dématérialisation à laquelle je participe. Ces moments offrent aussi la possibilité de se rassurer sur la qualité de notre travail », ajoute Séverine Gottrand.

Une centaine de personnes à l’inauguration de l’agence

Après une année d’activité, elle a eu le plaisir de réaliser l’inauguration officielle de son agence, réunissant une centaine de  personnes sur 80 mètres carré !

« Ce moment m’a permis de remercier tout ceux qui m’ont permis d’aboutir mon projet, malgré un contexte économique difficile. J’ai trouvé rapidement mon équilibre financier, et je peux envisager l’ouverture d’un futur point d’accueil. J’ai peut-être pris cinq ans de plus au cours des six derniers mois, mais devenir entrepreneuse me donne une liberté extraordinaire, notamment pour choisir mes clients. Je suis aussi légitime quand j’apporte des conseils à mon équipe et les incite à se professionnaliser, car j’ai auparavant occupé leur place. De plus, je trouve aussi mon équilibre en termes de planning, pour être disponible pour déjeuner tous les mardis midis avec notre fille Olivia ! Etre maman, femme et chef d’entreprise… sans le soutien de mon mari, cela n’aurait pas été possible !», insiste Séverine Gottrand.

A force de combativité et d’abnégation, le cœur finit toujours par l’emporter sur la raison.



1 Comment

  1. Wallaeys
    27 août 2013 at 10 h 45 min

    Bonjour, Ayant déposé mon cv en qualité de préparateur de commande mercredi dernier votre collaboratrice Axelle sur une heure de temps m a orienté sur une entreprise trénois decamps wasquehal. Un entretien dans l heure également téléphonique qui s est concrétisé par une rencontre.Dès le vendredi soir réponse positive.Vous commencez lundi 26 Aout 13.J ai 18 Ans aucune expérience et j ai eu cette chance.Remerciant vivement votre équipe de Lille pour leur réactivité.Monsieur Wallaeys Wilson Benjamin.

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