26 octobre 2015

PORTRAIT – M. Darrieu (Temporis Anglet) : « Je suis fière que mon père, premier franchisé du réseau, m’ait choisie comme associée »

Marine Darrieu a monté les meubles de la toute première agence Temporis en compagnie de son père et des fondateurs du réseau. Sa carrière réussie dans la vente l’a conduite à travailler, puis à s’associer avec Antoine Darrieu, à l’âge de 28 ans. Elle perpétue ainsi un engagement familial avec une enseigne dont elle partage les valeurs depuis toujours.

Première expérience professionnelle dans la vente haut de gamme

Marine Darrieu se destinait à devenir psychothérapeute.

« Après quatre années d’études en Psychologie à Toulouse, j’ai arrêté, avec la volonté de reprendre après ce break. Il existe très peu de postes disponibles au terme de cette filière. Aujourd’hui, mes amis psychologues doivent cumuler plusieurs emplois, y compris en dehors de leur activité, pour pouvoir exercer leur profession. On m’avait alors proposé un CDD de trois mois comme vendeuse dans la maroquinerie de luxe. J’ai été prolongée, avant qu’on me donne l’opportunité de poursuivre dans la vente haut de gamme en sports et loisirs.

Cette expérience en Suisse m’a permis d’acquérir progressivement des responsabilités, jusqu’à tenir un rôle d’adjointe au gérant du magasin. Il fallait s’adapter à des clients venus de tous les pays d’Europe, aux cultures différentes, et les fidéliser », explique Marine Darrieu, franchisée Temporis à Anglet.

Chaque apostrophe, chaque négation compte

En 2011, après deux ans et demi en Suisse, Marine Darrieu a envie de retrouver son pays et ses proches.

« En arrivant à Montpellier, je veux travailler immédiatement, comme je le fais depuis l’âge de 16 ans. Je veux donc m’adresser à une entité de travail temporaire et me tourne naturellement vers l’agence Temporis locale. Le franchisé d’alors cherchait une assistante commerciale. Je n’ai bénéficié d’aucun favoritisme dans mon embauche à une fonction hybride, entre ACA et assistante de gestion : j’ai passé deux entretiens et une série de tests avant d’être retenue.

J’avais monté les meubles de la première agence Temporis avec mon père, ainsi que Laurence et Pierre, les fondateurs du réseau. Je connaissais le fonctionnement du métier et les spécificités du concept à travers des emplois d’été. Dix ans après, beaucoup de choses avaient changées, notamment les logiciels, devenus encore plus performants. Mes études de psychologie m’ont particulièrement aidée dans la fonction commerciale et les ressources humaines. Face à un interlocuteur, le non-verbal est fondamental. Il faut également faire preuve d’une grande écoute, car chaque apostrophe, chaque négation compte. Avec la polyvalence du poste, on ne s’ennuie jamais, d’autant qu’on peut connaître le pire comme le meilleur dans la même journée », souligne Marine Darrieu.

Retour au pays basque

Après quelques mois à Montpellier, Marine Darrieu a l’opportunité de rejoindre son père Antoine, le premier franchisé Temporis, à l’agence d’Anglet, suite à la libération d’un poste.

« À travers mes précédentes expériences, j’avais la légitimité pour accompagner mon père. Je suis devenue ACA à plein temps. J’ai rapidement gagné en autonomie, et donc en compétences. J’ai notamment mis en place de nombreuses actions pour fidéliser les intérimaires et créer un véritable lien avec les clients de l’agence. J’ai également intégré et formé une partie de l’équipe.

Ce retour au pays basque, après Toulouse, la Suisse et Montpellier, m’a fait prendre conscience qu’il n’y a que lorsque l’on part qu’on se rend compte où l’on se sent vraiment chez soi. C’était aussi une chance inestimable de pouvoir pratiquer le métier que j’aimais aux côtés de mon père, lequel commençait à ressentir une certaine lassitude par rapport au métier de l’intérim qu’il pratiquait depuis près de 25 ans. J’étais responsable d’agence depuis un an, j’avais toujours travaillé comme si c’était mon entreprise, et j’ai toujours voulu avoir mon propre cabinet ou être entrepreneur. C’était naturel d’aspirer à devenir franchisée Temporis », indique Marine Darrieu.

Temporis exerce son activité autrement

Marine Darrieu doit toutefois, comme tout franchisé Temporis, passer un entretien avec Laurence Pottier-Caudron et Pierre Moritel, les fondateurs du réseau.

« J’étais stressée, presque terrifiée, même si en réalité je pilotais déjà les agences. De son côté, mon père était extrêmement confiant quant à l’issue de cet échange… Je pensais correspondre à l’état d’esprit du réseau et pouvoir bien représenter l’enseigne. D’autant que je partageais profondément les valeurs portées par les fondateurs, envers les clients entreprises ou intérimaires, ou encore les équipes en agence ou au siège. Des valeurs qui manquent cruellement dans notre société.

Convivialité, esprit d’équipe et écoute sont fondamentaux pour exprimer la démarche qualitative Temporis. Quand une inscription dure au mieux une demi-heure dans les réseaux succursalistes nous prenons le temps de connaître nos intérimaires, et en particulier d’appréhender ce qu’ils recherchent en termes d’épanouissement au niveau personnel et professionnel. De plus, un franchisé est chef d’entreprise comme ses clients. Il est plus à même de comprendre l’impact de la trésorerie ou du management dans une PME. Je suis convaincue que Temporis exerce son activité autrement, conformément à son slogan, « l’emploi nouvelle génération ».

Le fait que Laurence et Pierre me choisissent comme franchisée me tenait à cœur. Leur décision a été positive, et s’est même avérée être une évidence pour eux. Cela m’a rassurée, et même davantage libérée dans mon quotidien en levant mes dernières inhibitions quand je suis devenue chef d’entreprise. La signature de l’avenant pour un nouveau contrat de franchise a été un moment émouvant, d’autant plus que l’on se connaissait tous les quatre depuis quatorze ans, depuis l’ouverture de la première agence du réseau. J’étais aussi fière que mon père m’ait choisie comme associée, parce qu’il a un degré d’exigence élevé et que nous sommes réellement complémentaires dans notre façon de travailler. Cette association, que je n’avais sincèrement pas prévue en le rejoignant à Anglet, lui a donné un nouvel élan dont je me réjouis », relève Marine Darrieu.

Anglet Consulting : la qualité d’un cabinet de recrutement

A 28 ans, Marine Darrieu a pris en charge la stratégie commerciale, ainsi que le management et la formation des équipes des agences d’Anglet, de Tarbes et d’Anglet Consulting.

« La transition avec les équipes s’est bien déroulée, notamment en raison des liens humains forts construits avec les salariés les plus anciens, même si ce n’est pas toujours évident pour elles d’être managées par une personne jeune.

Notre agence Consulting à Anglet vient d’être créée avec le bénéfice du dispositif CICE[1]. Nous offrons un service supplémentaire à nos clients : nous sommes aussi bien équipés qu’un cabinet de recrutement au niveau des outils, ce qui nous permet de proposer, pour un coût moindre, une prestation de qualité équivalente aux entreprises qui veulent sécuriser l’intégration d’un cadre en CDI.

On touche ainsi une clientèle nouvelle, qui exige de davantage approfondir la culture de l’entreprise demandeuse, à travers une équipe en agence à la fois plus spécialisée et polyvalente. On continue à étendre cette démarche à l’ensemble des postes traités par nos agences Temporis traditionnelles. Depuis deux ans, nous avions déjà permis à plus de 80 intérimaires d’accéder à un poste en CDI. Devenir cabinet de recrutement nous donne les moyens d’apporter ce service d’embauche définitive à une plus large gamme de postes », précise Marine Darrieu.

Un souhait initial exaucé

Aujourd’hui, à 28 ans, Marine Darrieu voit la vie en rouge Temporis.

« Mon objectif est de pérenniser l’entreprise, en conservant notre belle équipe et en développant de nouveaux points d’accueil. Au niveau humain, notre activité nous donne le sentiment d’être utile, en parvenant à trouver la bonne personne pour la bonne entreprise, en partageant les bons comme les mauvais jours avec les intérimaires et recevant la confiance de nos clients entreprises. Je fais finalement beaucoup de psychologie de mon métier – mon souhait initial -. Je suis également fière d’appartenir à un réseau, dont les fondateurs ont contribué à changer l’activité du travail temporaire, et même, à agir en faveur de l’économie, dans laquelle notre métier crée du liant et du lien », conclut Marine Darrieu.


[1] Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi


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