6 mars 2018

D. Baldini (Temporis Saint-Étienne) :  » Une telle réussite serait impossible sans mes collaborateurs »

De chargé d’affaires à directeur de région au sein d’un réseau de travail temporaire succursaliste, David Baldini a gravi les échelons naturellement grâce à un tempérament résolument commercial. Après quinze ans d’une carrière sans embûche, il ressent le besoin d’entreprendre et devient franchisé Temporis.

L’école de commerce de « la grande ville »

« Élevé à Montbrison par des parents artisans, j’étais un adolescent plutôt timide », raconte David Baldini, franchisé Temporis de Saint Etienne. C’est donc avec un peu d’appréhension qu’il quitte sa petite ville de 15 000 habitants après l’obtention de son bac C (l’actuel bac S) pour intégrer une école de commerce de « la grande ville », Aix-en-Provence.

Entouré de « fils de bonnes familles », le jeune homme doit redoubler d’efforts pour parvenir à s’intégrer et lutter contre la timidité qui le caractérisait jusqu’alors. « J’ai su très vite que cette école allait me faire du bien là où j’avais mal. J’ai dû apprendre les codes et beaucoup m’investir », explique David Baldini.

Contre toute attente, il devient Président de l’association des élèves et participe activement à la vie de l’école. Cette progression personnelle s’illustre également sur les bulletins scolaires : alors qu’il avait obtenu son bac in extremis, David Baldini flirte avec l’excellence à chaque trimestre.

C’est dans le climat particulier de l’après Guerre du Golfe qu’il arrive sur le marché du travail.

Un homme de terrain

« Je me suis inscrit dans une agence locale qui s’appelait alors Regit Interim, et qui fût rachetée par Vedior puis Randstad. Rapidement, j’effectue une mission de six mois en tant que commercial pour une association de Foire Economique, sans aucune perspective d’embauche. », se souvient David Baldini.

Néanmoins, ses compétences retiennent l’attention de l’agence, qui le rappelle pour le recruter en tant que chargé d’affaires. Il découvre alors le secteur du travail temporaire, dans lequel il trouve un réel épanouissement.
Pendant quinze ans, son professionnalisme et son tempérament dynamique lui permettent de gravir rapidement les échelons. Il devient tour à tour responsable d’agence, responsable de secteur puis directeur de région.

Malgré tout, l’idée de se lancer à son compte avait déjà effleuré l’esprit de David Baldini. En effet, il dépose sa démission à l’âge de trente ans pour entreprendre seul. Cette dernière est refusée par la Direction.

« Je n’ai pas insisté beaucoup : peut-être qu’intuitivement, je sentais que ce n’était pas le moment. Le véritable déclic a eu lieu sept ans plus tard, après un plan social qui a beaucoup affecté mes équipes. Par ailleurs, ma Direction me demandait également de piloter mes équipes depuis mon bureau alors que je suis un homme de terrain », relate-t-il.

Un réseau moderne et atypique

Le système de franchise lui apparaît alors comme le plus adapté à ce qu’il recherche : bénéficier des moyens d’un grand groupe tout en conservant l’agilité d’un chef d’entreprise indépendant.

Très vite, il se rend sur Interim-Franchise, le site internet de Temporis réservé aux candidats à la franchise, et remplit sa fiche de candidature.
« Face à mon ordinateur, le doute me saisit et j’hésite avant de l’envoyer. Ma famille, qui a toujours représenté pour moi un soutien considérable, me pousse à appuyer sur le bouton », se rappelle David Baldini.

Le service Développement du franchiseur le contacte ensuite pour un entretien téléphonique d’une heure et demi. Puis il se rend au siège pour rencontrer Laurence Pottier Caudron, et enfin au sein de l’agence pilote de Brive-la-Gaillarde.

La décoration et l’agencement de l’agence, moderne et dynamique, lui plaisent instantanément : David Baldini trouve ce réseau atypique. C’est ce qu’il recherchait. Mais il se rend compte alors qu’il s’est éloigné de l’opérationnel : l’homme de terrain qu’il était avait perdu ses repères.
« J’ai dû rassurer Laurence, qui se demandait si j’adhérais vraiment au concept. J’ai su la convaincre de ma volonté farouche de devenir un chef d’entreprise très impliqué dans la vie d’un réseau », explique David Baldini.

Une implication sans faille

Après la signature du DIP, il doit persuader son banquier de le suivre dans cette aventure.
Ce dernier accepte sans hésiter. Quinze ans plus tôt, il avait été marqué par ce jeune homme aux fins de mois difficiles qui présentaient des tableaux pour expliquer ses remboursements. Aujourd’hui, ce même banquier suit toujours 90 % de son activité.
Un célèbre adage dit que l’on récolte ce que l’on sème : David Baldini le prouve bien.

Le seuil de rentabilité de l’agence de Saint-Etienne est atteint seulement six mois après l’ouverture. David Baldini explique cela simplement : « nous ne courrons pas après le chiffre d’affaires, mais nous travaillons véritablement la qualité de service ».

Comme il l’avait dit à Laurence, David Baldini est très impliqué dans la vie du réseau, notamment à travers la CDTC Optimisation, la CDTC Consulting et le Comité Stratégique.

Cet homme de terrain, qui a renoué avec son métier de cœur, est aussi très engagé dans la vie locale. Elu à la Chambre des Commerces de Lyon Métropole, il est aussi Secrétaire du bureau CPME de Saint-Etienne ainsi qu’administrateur du réseau Entreprendre, de France Initiative ainsi que d’EM Business School Lyon-Saint Etienne.

Pour David Baldini, une telle réussite serait impossible sans ses collaborateurs. Doté d’une énergie débordante, il recrute à son image et considère le bien-être de ses équipes comme une condition sine qua non à leur motivation.

Si on lui avait dit qu’il deviendrait un chef d’entreprise prospère et doté de véritables capacités commerciales, l’adolescent timide de Montbrison aurait certainement répondu « impossible » ! Mais impossible n’est pas David Baldini.


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