11 juin 2015

PORTRAIT – C. Guyon (Temporis Redon) : « Créer tout en défendant des valeurs humaines essentielles »

4 lancements ou reprises d’agence réussies… en succursales

Durant près d’une dizaine d’années, Christophe Guyon a été « le bon petit soldat » pour l’un des trois grands groupes succursalistes du secteur du travail temporaire. « J’ai pris successivement la responsabilité de quatre agences, à leur lancement ou pour redresser les résultats d’un point de vente existant. Seul le chiffre d’affaires comptait. Je subissais la ligne conductrice de l’entreprise, dont les valeurs humaines s’étiolaient au sein du point de vente après l’euphorie des premiers mois d’ouverture.
Certes, j’étais régulièrement augmenté par mes patrons. Mais dans cette multinationale, qui a été une bonne école dans mon parcours professionnel, on me rappelait régulièrement que j’avais un salaire et que je devais dire « oui » à mes supérieurs. On ajoutait : « si tu n’es pas content, tu n’as qu’à te mettre à ton compte ! » En 2005, je suis passé devant la vitrine d’une agence Temporis. Le déclic de la création d’entreprise s’est produit quinze jours plus tard…», explique Christophe Guyon.

Un cheminement construit sur des détails

Aujourd’hui, à 42 ans, après six années dans le réseau Temporis, ce commercial de formation, également passé par de grands groupes industriels (Seb, Well), a ouvert une agence à Redon (Ille-et-Vilaine), et deux points d’accueil à Ploërmel (Morbihan) et Châteaubriant (Loire-Atlantique). « L’intérim, c’est travailler sur le domaine de l’humain, tout autant avec ses forces qu’avec ses faiblesses, car rien n’est immuable ou défini par avance.

Ce positionnement dans notre métier est la base du concept Temporis, qui se traduit notamment en donnant de la considération à nos deux types de clients : l’intérimaire et l’entreprise. Convivialité, écoute, enrichissement mutuel, partage… Ces valeurs humaines se retrouvent dans l’ensemble du concept, aussi bien dans l’accompagnement du franchiseur que dans la méthode de prospection commerciale », souligne Christophe Guyon.

Une méthode commerciale originale

En effet, la méthode commerciale apporte un réel confort de travail au franchisé. « Auparavant, on m’avait enseigné la technique de l’entonnoir, à préparer les réponses aux objections, à conclure la vente à partir d’un argumentaire… Pierre Moritel, l’un des deux dirigeants du réseau, m’a appris à ne pas penser à la place de l’autre, à ne pas vivre dans sa tête.

Le franchisé Temporis exprime son état d’esprit, sa manière de fonctionner, son envie de travailler avec son interlocuteur. Il est ainsi plus à l’écoute de son prospect et va plus droit à l’essentiel. Vos interlocuteurs ont alors davantage envie de vous faire confiance. Cette ambiance sereine autour de la vente amène de meilleurs résultats. Aide à l’installation, informatique, logistique… j’ai aussi senti qu’on pouvait trouver appui sur Temporis à chaque étape du développement de mon affaire », confirme Christophe Guyon.

Le management, axe de développement personnel

Comme pour toute création d’entreprise, le parcours vers la réussite a été semé d’embûches. « J’avais déjà rentabilisé deux agences de mon ancien réseau succursaliste en six mois, mais je n’avais que 15.000 € en poche. Les banques ne m’ont finalement accordé un prêt professionnel… uniquement parce que mes parents ont eux-mêmes contracté un emprunt important pour compléter l’apport personnel exigé ! », rappelle Christophe Guyon.

De même, la crise de 2008 n’a pas été simple à gérer. « Nous avons passé cette période difficile grâce au « trésor de guerre » accumulé au cours des deux premières années d’ouverture. Cette situation m’a conduit à toujours déterminer où je veux emmener mes équipes et savoir répondre à leurs interrogations. Par le management de salariés, on grandit au quotidien dans sa façon d’être au sein d’un groupe dans sa vie privée. Mais aussi dans son rôle de chef d’entreprise. En développant mon affaire sur plusieurs sites, je ne fais pas tout, et tout seul, au risque de tout faire mal. J’ai désormais une structure qui peut fonctionner sans que ma présence soit impérative.

Ce temps récupéré dans mon agenda facilite mon implication dans des clubs d’entrepreneurs, ce qui est une autre manière de faire du commerce en vous ouvrant des portes professionnelles. J’ai aussi la chance d’être une agence formatrice des nouveaux franchisés Temporis et de pouvoir accompagner la réussite de mes pairs », ajoute Christophe Guyon.

Des outils différenciants sur le marché

Par essence, le franchiseur est responsable de la stratégie et de l’innovation du réseau, ce qui permet au franchisé de se concentrer sur la relation avec le client à partir des outils et de l’accompagnement mis à disposition par la franchise. « Le franchiseur vend un concept, mais il faut faire vivre le concept. Mais il ne faut pas toutefois tout attendre du franchiseur. Même si nos outils sont les mêmes que les trois grands groupes succursalistes du secteur, certains sont plus performants, d’autres demandent encore à être améliorés. Par exemple, afin de permettre à nos clients de connaître et maîtriser en direct leur « consommation Intérim » d’une manière entièrement automatisée.

Il faut constamment créer ou améliorer des outils pour nous différencier sur le marché en correspondant aux besoins de nos clients. Je participe ainsi aux CDTC[1] pour faire évoluer le réseau Temporis, à partir de mon expertise du terrain. J’ai notamment suggéré la création d’une assurance « dommages sur véhicules confiés », car j’avais dirigé une agence spécialisée « transports », une initiative validée par le franchiseur », précise Christophe Guyon.

La reconnaissance : un statut à assumer

Aujourd’hui, Christophe Guyon a multiplié par trois ses revenus annuels. « En réussissant comme chef d’entreprise, on obtient plus de reconnaissance auprès de sa famille et de ses amis. Mais c’est un statut à assumer. Tout le monde crie sur les patrons en les stigmatisant, mais la plupart aimerait bien prendre leur place. Au sein du réseau Temporis, j’ai montré qu’on pouvait défendre des valeurs humaines essentielles et ne pas se fourvoyer, tout en créant une entreprise. Il faut simplement bien mesurer tous les éléments nécessaires pour se lancer, avoir confiance en soi, relever ses manches et y aller !», conclut Christophe Guyon.

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