5 juin 2014

PORTRAIT – C. Gabriot (Temporis Troyes) : « Une des meilleures connaissances du tissu économique local »

Une activité assujettie au juridique

Rejoindre Temporis a été, au départ, un choix purement pratique pour Christophe Gabriot, franchisé du réseau à Sens, Auxerre, Troyes et Avallon. « Après cinq ans dans un grand groupe succursaliste de l’intérim, rythmés par des rendez-vous commerciaux parfaitement calculés et bordés, je ressentais l’envie d’approfondir le contact avec le client. En tant que professionnels du recrutement, avec mon associé, nous avons d’abord découvert Temporis à travers sa hot line juridique et ses logiciels, dans une activité assujettie au juridique et nécessitant l’automatisation de nombreuses tâches.

La franchise n’avait pas une image valorisante à la base. C’est pourtant la vision de notre métier des fondateurs de Temporis et notamment la façon dont ils concevaient la relation avec le client qui ont achevé de nous convaincre de franchir le cap de l’entrepreneuriat. Sans appréhension particulière. Car il ne faut de toute façon pas trop se poser de questions quand on devient patron indépendant», affirme Christophe Gabriot, originaire de Chailley, commune jadis au cœur d’une région stratégique entre le Conté de Champagne et le Duché de Bourgogne.

Une ambiance familiale au sein du réseau

En mars 2003, Christophe Gabriot et son associé créent leur première agence Temporis à Sens. « Nous avons bénéficié d’outils aussi performants que dans notre ancien groupe. Notre métier est relativement simple, en termes de recherche sur les candidats intérimaires et de prospection des entreprises. Mais la réussite d’une agence vient de l’application ou non de bonnes méthodes dans les échanges avec les autres.

En devenant franchisés Temporis, nous avons dépassé les frustrations souvent vécues par les salariés et pu expérimenter de nouvelles choses en assumant nos décisions. Même si toute erreur se paie cash. Au sein du réseau, nous avons aussi retrouvé une ambiance familiale, un lien paternaliste avec Laurence Pottier-Caudron et Pierre Moritel, qui avait progressivement disparu dans la société précédente où nous étions salariés. On accède aisément aux fondateurs de Temporis par téléphone, très humains et à notre écoute, quand il fallait prendre rendez-vous longtemps à l’avance pour discuter avec le directeur de région de notre ancien groupe succursaliste », souligne Christophe Gabriot.

Champagne-Ardenne et Bourgogne : conquête en milieu rural

Le démarrage de l’activité dans les 4 agences a été rapide. « Nous avons gagné le challenge du meilleur chiffre d’affaires du réseau sur les six premiers mois pour Sens et Troyes. Ce succès a induit un décalage dans notre trésorerie, entre le paiement des salaires des intérimaires et l’encaissement des factures des clients. Cela nous a permis de comprendre combien il était fondamental pour une jeune société de veiller à la bonne gestion de sa trésorerie », ajoute Christophe Gabriot.

Après Auxerre en 2004, Troyes en 2006 et une crise traversée avec une stabilisation du chiffre d’affaires grâce à la diversification de la clientèle, ce commercial de formation poursuit son développement dans une zone rurale. « L’an dernier, nous avons lancé une nouvelle agence à Avallon. Dans cette petite ville de moins de 10 000 habitants, nous employons déjà quarante intérimaires. Nous avons 200 entreprises clientes différentes pour nos quatre agences : des ophtalmologistes, des entreprises dans l’agroalimentaire et le second œuvre…

Notre expertise rassure le client, pour lequel nous sommes force de proposition. Notamment si le poste à pourvoir, qui sera étudié sous tous les angles – de l’équipement de sécurité aux gestes à exécuter -, a été sous-évalué ou mal évalué. Nous envisageons d’ouvrir prochainement une agence Temporis Consulting à Troyes et des points d’accueil à Nogent-sur-Seine et Bar-sur-Aube », explique Christophe Gabriot.

Veille active sur la concurrence

D’abord vendeur de pierre reconstitué, Christophe Gabriot s’épanouit désormais, à bientôt 43 ans, dans un métier pour lequel il a eu un coup de cœur.

« Je suis issu d’un milieu ouvrier. Aujourd’hui, j’ai changé de vie, et j’en remercie Laurence et Pierre. Si je ne m’investis pas dans les CDTC[1] au sein du réseau, je fais régulièrement remonter les informations du terrain. Je reste en veille active sur la concurrence et partage mes suggestions avec les fondateurs du réseau ou les services de la structure opérationnelle concernés. Ce qui est fondamental dans un réseau pour tout franchisé.

Il faut constamment être attentif au monde extérieur, notamment aux décisions politiques, dont notre activité est souvent tributaire. Je n’ai finalement connu qu’une seule vraie tragédie, avec le décès de mon associé il y a deux ans. Je mesure aujourd’hui ma chance de faire un métier gratifiant, proche de celui de Pole Emploi, car nous donnons du travail aux autres, et parfois même, un emploi définitif depuis l’ouverture de notre activité au placement », ajoute Christophe Gabriot.


[1] Commissions de Dialogue, Travail et Concertation



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